ARTHUR FONTIS – 404 words and a few photos
Texte by Harvey// Portrait by Charles Paratte // Skate photos by Loïc Benoît

Hailing from Mâcon in Eastern France, stereotypes might suggest he was raised on wine and wafers. In reality, he was raised on terrifying gaps and heavy slams on rural asphalt—likely explaining his toughness and impressive pain tolerance. He honed his skills at his hometown’s famous red skatepark, but the weariness of rural life eventually drew him to Lyon, just steps away from HDV, his favorite playground by far.
He executes his ideas at Mach 2 between cigarettes on those white stone benches, worn down by trucks for forty years, drawing inspiration from both Bobby De Keyzer and Jérémie Daclin. A typical day has its staples: Wallstreet Skateshop for gear and good vibes, Chez Vay for a Bánh mì (not a partner, but local-approved), and of course, HDV—the most essential of all. He even keeps a piece of the old plaza under his TV, where he watches an alarming amount of skate footage, making him a reliable encyclopedia of “modern” skateboarding. Now a staple of the Lyon scene, he still ventures far beyond Saint-Étienne—shoutout to Marty & RIP L’appart Skateshop, who supplied him in his youth—hitting spots in Mallorca, Copenhagen, Osaka, or Warsaw.
His dark aesthetic can be intimidating, earning him the nickname “Jeff Hardy” from Colucci—a predictable reaction from those who don’t get the black nail polish (it’s a joke, please don’t kill me, you’re way bigger than I am). Yet, it takes very little to crack a smile or see his kindness. The bottom line: if he focuses 100% on something, he masters it in no time.
Kendama? Conquered during lockdown.
Languages? Could hold a decent conversation in Japanese after just a few weeks.
Smash Bros? Champion of his district (subjective title).
Sewing? Proved his worth at Fashion Week.
Okay, that last one is a lie, but there’s no doubt he could do it if he tried. It’s no surprise that his progression in skating leaves everyone who knows him in the dust. He’ll be on your screens very soon—keep this one on your radar!







🇫🇷
Originaire de l’Est français et plus précisément de Mâcon, les clichés laissent imaginer qu’il fut allaité au vin et aux gaufrettes. Mais la réalité démontre que c’était plutôt à coup de gaps effrayants et grosses slams sur du goudron de campagne, ce qui pourrait expliquer sa coriacité et sa tolérance à la douleur assez bluffante. C’est dans le fameux skatepark rouge de sa commune qu’il a développé son talent, mais la lassitude de la ruralité l’a poussé à venir s’installer à Lyon, à deux pas d’HDV, de loin son terrain de jeu favori. Il met en oeuvre ses idées à Mach 2 entre deux clopes sur ces bancs en pierre blanche rongés par les trucks depuis environ 40 ans, s’inspirant de Bobby Dekeyzer comme de Jérémie Daclin. Sur une journée typique il y a quelques incontournables : Wallstreet skateshop pour un peu d’amour et de matos, Chez Vay pour le bàhn mi (pas partenaire mais validé par les locaux) et bien sûr HDV, ce dernier étant de loin le plus important. Il garde d’ailleurs un morceau de l’ancienne place sous sa télé sur laquelle il regarde et re-regarde une quantité inquiétante de vidéos de skate, ce qui fait de lui une encyclopédie fiable du skate “moderne”. Bien installé dans la scène Lyonnaise, ça ne l’empêche pas de se mettre à chercher des spots un peu plus éloignés que Saint-Etienne -shoutout Marty & RIP L’appart skateshop, qui le ravitaillait pendant son adolescence- comme Mallorque, Copenhague, Osaka ou Varsovie juste pour en citer.
Son apparence sombre semble intimidante, d’où le surnom de Jeff Hardy octroyé par Colucci, réaction prévisible de la part de ceux qui comprennent pas pourquoi il se met du vernis noir sur les ongles (c’est une blague ne me tue pas stp t’es bien plus grand que moi). Pourtant il suffit de peu pour lui décrocher un sourire et de rien du tout pour montrer sa sympathie ! Ce qu’il faut retenir, c’est que s’il est concentré à 100% sur un truc, il va le maîtriser en deux temps trois mouvements :
Le Kendama ? Dompté pendant le confinement. Une autre langue ? Peut tenir une discussion potable en Japonais en une poignée de semaines d’apprentissage. Smash Bros ? Champion de son arrondissement (titre subjectif). La couture ? A fait ses preuves à la Fashion week 2024. Bon le dernier est faux mais pas de doute il sait faire quand il se lance.
C’est donc sans surprise que le skate fait partie de ces choses qu’il gère avec un rythme de progression à faire pâlir tous ceux qui le connaissent. Il va apparaître sur vos écrans très prochainement, donc vous me le gardez dans le radar celui-là !


